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Le fruit du calamondin est-il comestible ? Goût et recettes

Par La rédaction BEAUX JOURS · Mis à jour le

Oui, le fruit du calamondin est comestible, peau comprise. Sa pulpe est très acide, proche du citron vert, et sa peau fine est légèrement sucrée. Il se cuisine plus qu’il ne se croque : en jus, en confiture ou pressé sur un plat. Sur une plante achetée en pot, attendez les fruits formés chez vous.

Un agrume comestible, mais surtout acide

Le calamondin (Citrus × microcarpa), aussi appelé calamansi ou oranger d’appartement, est un petit agrume originaire de Chine. Selon la base botanique PROSEA, il serait issu d’un croisement naturel entre une mandarine acide et un kumquat. Aux Philippines, où on l’appelle calamansi, il sert tous les jours en cuisine, comme le citron en France. En France, il se cultive en pot et passe l’hiver à la maison, comme les espèces présentées dans notre guide des plantes d’intérieur.

Le fruit du calamondin ressemble à une mandarine miniature. La botaniste Julia F. Morton, dans Fruits of Warm Climates (1987, publié en ligne par l’université Purdue), le décrit rond ou aplati, jusqu’à 4,5 cm de diamètre. Il compte 6 à 10 quartiers, très juteux et très acides, et de 0 à 5 petits pépins.

La confusion vient du nom « oranger d’appartement ». Beaucoup pensent croquer une petite orange douce et tombent sur l’acidité d’un citron. Le calamondin n’est pas toxique : il est simplement trop acide pour la plupart des palais quand on le mange cru et seul.

Le fruit du calamondin en chiffres, d’après J. F. Morton (Fruits of Warm Climates, 1987)

CaractéristiqueValeur
Diamètre du fruit (cm)jusqu’à 4,5
Quartiers (nombre)6 à 10
Pépins (nombre)0 à 5
Vitamine C du fruit entier (mg pour 100 g)88 à 111
Vitamine C de la peau (mg pour 100 g)130 à 174
Vitamine C du jus (mg pour 100 g)30 à 32
Acide citrique du jus (g pour 100 g)5,5

Quel goût a le calamondin ?

Le calamondin a deux goûts dans un même fruit. La pulpe est franchement acide, entre le citron vert et la mandarine acide. La peau, au contraire, est fine, parfumée et un peu sucrée, comme celle du kumquat, son parent. Une légère amertume, qui rappelle l’orange amère, relie les deux.

La couleur du fruit change le goût. Cueilli vert, le calamondin est très vif : c’est ainsi qu’on l’utilise aux Philippines, pressé sur les nouilles ou le poisson. Cueilli bien orange, il garde son acidité, mais son parfum s’arrondit et la peau devient plus sucrée.

Pour sentir ces deux goûts, faites le test : croquez d’abord un quartier seul, puis un quartier avec sa peau. Le premier pique la langue, le second paraît nettement plus doux, parce que la peau sucrée compense l’acide du jus. D’après les mesures de Morton, ce jus contient 5,5 g d’acide citrique pour 100 g, un niveau comparable à celui du jus de citron.

Le calamondin se mange donc entier si l’on aime l’acidité, mais la plupart des gens le préfèrent pressé, sucré ou cuit.

Peut-on manger les fruits d’un calamondin acheté en pot ?

Un calamondin vendu comme plante d’ornement est cultivé pour sa décoration, pas pour sa récolte. Les traitements et engrais reçus en pépinière ne sont pas toujours connus de l’acheteur. Par prudence, ne consommez pas les fruits présents sur la plante à l’achat.

Les fruits qui se forment ensuite, à partir des fleurs écloses chez vous, peuvent se manger si vous n’avez rien pulvérisé d’autre qu’un produit utilisable en agriculture biologique. Même dans ce cas, respectez le délai avant récolte indiqué sur l’emballage du produit, et lavez les fruits avant de les préparer, peau comprise. Comptez plusieurs mois entre la fleur et le fruit mûr. Notez la date d’arrivée de la plante : elle vous aidera à distinguer les fruits d’origine de ceux nés chez vous.

Le calamondin facilite cette attente : il porte souvent fleurs blanches, fruits verts et fruits orange en même temps. Morton note qu’un arbre installé produit toute l’année. Retirez les fruits d’origine quand ils ont fini de décorer, et la plante consacrera son énergie aux suivants.

Quatre recettes simples au calamondin

Un calamondin en pot donne une petite récolte, étalée sur l’année. Ces recettes demandent de petites quantités. Lavez les fruits, coupez-les en deux et retirez les pépins avant toute préparation.

Le jus de calamansi, à la philippine

Pressez 10 calamondins, soit environ 5 cl de jus. Ajoutez 25 cl d’eau fraîche et une cuillerée à soupe de miel ou de sucre, puis mélangez. Servez avec des glaçons, ou chaud en hiver. C’est la boisson la plus courante aux Philippines.

La marmelade de calamondin

Coupez 500 g de fruits en fines lamelles avec la peau, sans les pépins. Laissez-les tremper une nuit dans 50 cl d’eau, puis faites cuire 20 minutes. Ajoutez 400 g de sucre et laissez cuire encore 20 à 30 minutes, jusqu’à ce qu’une goutte figée sur une assiette froide reste en place. Morton recommande aussi le mélange à parts égales avec le kumquat, si vous en avez.

Les calamondins confits au sirop

Piquez 20 fruits entiers avec une aiguille. Faites-les blanchir 2 minutes dans l’eau bouillante, puis égouttez. Préparez un sirop de 250 g de sucre et 25 cl d’eau, plongez-y les fruits et laissez frémir 30 minutes. Ils se gardent au réfrigérateur, en bocal, plusieurs semaines. Servez-les avec un yaourt ou une glace.

La vinaigrette et la marinade

Remplacez le citron par le jus de calamondin : 1 cuillerée de jus, 3 cuillerées d’huile d’olive, sel et poivre. Pour une marinade de poisson ou de poulet, ajoutez un peu de sauce soja et de gingembre râpé. Le jus de calamondin remplace aussi le citron vert dans une tarte ou une crème.

Cultiver un calamondin pour ses fruits

Le calamondin se cultive comme un citronnier en pot, en plus compact. Il ne dépasse pas 1 à 1,5 m en pot. Morton le juge aussi résistant au froid que la mandarine satsuma, sans donner de seuil chiffré. En pot, ses racines ne sont pas protégées par la terre du jardin : par prudence, traitez-le comme une plante qui ne doit pas geler.

  1. Placez-le au soleil. Dehors en plein soleil à la belle saison, puis près d’une fenêtre lumineuse l’hiver. Sans lumière, il perd ses fleurs et ses fruits tombent.
  2. Rentrez-le avant les gelées. Dès que les nuits approchent 0 °C, en général en octobre ou en novembre selon votre région, installez-le à l’intérieur.
  3. Gardez-le au frais l’hiver. Une pièce entre 10 et 15 °C lui convient mieux qu’un salon chauffé. Éloignez-le des radiateurs, dont l’air sec fait tomber les feuilles.
  4. Arrosez quand la terre est sèche sur 2 à 3 cm, avec une eau peu calcaire de préférence. Videz la soucoupe après chaque arrosage.
  5. Nourrissez-le du printemps à la fin de l’été avec un engrais pour agrumes, qui soutient la floraison et donc la récolte.
  6. Rempotez-le au printemps tous les 2 à 3 ans, dans un pot à peine plus grand et un terreau pour agrumes.

Notre calamondin en pot est livré en 40 ou 80 cm, dès 53,95 €. Sur sa fiche, nous le classons à la fois parmi nos plantes d’intérieur et d’extérieur, à l’image de sa vie partagée entre la fenêtre et le balcon, et nous l’associons à trois symboles : la joie, l’abondance et la lumière. Pour la taille et le rempotage en détail, le guide du citronnier en pot vaut aussi pour le calamondin. Pour passer l’hiver sans perdre ses feuilles, voyez comment hiverner un citronnier.

Les erreurs fréquentes

  • Croquer le fruit en pensant à une orange. L’acidité surprend. Goûtez d’abord un quartier avec la peau, qui adoucit la bouchée.
  • Manger les fruits du jour de l’achat. Attendez ceux qui naissent chez vous, plusieurs mois plus tard.
  • Laisser les fruits trop longtemps sur la branche. Un fruit trop mûr devient mou et fade. Cueillez-le dès qu’il a la couleur voulue, avec un sécateur pour ne pas arracher l’écorce de la tige.

Questions fréquentes

Est-ce que les fruits du calamondin se mangent ?

Oui, les fruits du calamondin se mangent, pulpe, jus et peau compris. Seuls les pépins se retirent. Leur pulpe est très acide, comme un citron vert, et leur peau fine est un peu sucrée. On les utilise surtout pressés, en jus, en marmelade ou confits au sirop, rarement croqués nature.

Quel goût a le calamondin ?

Le calamondin a une pulpe très acide, entre le citron vert et la mandarine acide, et une peau fine, parfumée et légèrement sucrée, comme celle du kumquat. Une petite amertume d’orange amère relie les deux. Cueilli vert, son goût est plus vif ; cueilli orange, plus rond et plus parfumé.

Le calamondin est-il toxique ?

Non, le calamondin n’est pas toxique : c’est un agrume du genre Citrus, comme le citron ou la mandarine. Seule précaution, ne mangez pas les fruits présents sur une plante d’ornement le jour de l’achat, car ses traitements en pépinière sont inconnus. Les fruits formés ensuite chez vous se mangent si vous n’utilisez que des produits autorisés en agriculture biologique, en respectant leur délai avant récolte.

Quand cueillir les fruits du calamondin ?

Cueillez les fruits du calamondin dès qu’ils ont la couleur voulue : verts pour un goût vif de citron vert, orange pour un goût plus doux. Un calamondin installé porte des fruits presque toute l’année. Coupez-les avec un sécateur, et ne les laissez pas mollir sur la branche.

Le calamondin est-il une plante d’intérieur ?

Le calamondin vit en intérieur l’hiver, mais il préfère passer la belle saison dehors, en plein soleil. En pot, rentrez-le avant les premières gelées. L’hiver, placez-le près d’une fenêtre lumineuse, dans une pièce entre 10 et 15 °C, loin des radiateurs, pour garder ses fleurs et ses fruits.

Et ensuite ?

En novembre, rentrez le calamondin avant les premières nuits froides et installez-le près de votre fenêtre la plus claire. Pour l’entourer d’une autre plante facile, lisez notre guide d’entretien du pachira, puis vérifiez ce que les plantes dépolluantes font vraiment pour l’air intérieur.